1 column header section
L’espace d’exposition LaLande + Doyle
1 column container section

Decolonize This Place
Du 21 septembre au 13 novembre
Vernissage : Le vendredi, 2 octobre de 18 h à 20 h
Atelier de perlage : le samedi 14 novembre de 14 h à 16 h
Decolonize This Place réunit des artistes autochtones des Premières Nations de Kitigan Zibi et de Timiskaming pour explorer et contester les frontières entre « beaux-arts » et « métiers d’art », catégories historiquement établies par les institutions occidentales. Dans une perspective décoloniale, l’exposition interroge les hiérarchies qui ont souvent dissocié les pratiques culturelles et artistiques autochtones des définitions dominantes de l’art contemporain.
Perlage, mocassins, illustration numérique, peinture, sculpture, outils traditionnels et autres expressions artistiques s’y côtoient, sans distinctions coloniales de valeur ou de légitimité artistique. Les œuvres soulignent plutôt les liens entre art, culture, identité, territoire, savoirs et communauté. L’exposition reconnaît les pratiques artistiques autochtones comme des expressions vivantes qui évoluent.
Savoirs et techniques traditionnels dialoguent avec des matériaux, des expériences et des approches contemporaines, témoignant d’une continuité culturelle tout en contestant les attentes quant à la forme que devrait prendre l’art autochtone. En privilégiant les voix et les pratiques des artistes autochtones, Decolonize This Place vise à se réapproprier l’espace institutionnel pour l’expression et la résurgence autochtones.
L’exposition invite le public à reconsidérer les catégories artistiques établies et à aborder l’art comme un espace de revitalisation culturelle, de dialogue, d’autodétermination et de compréhension interculturelle.
Biographies
Stephanie Tenasco
Stephanie Tenasco est une artiste du perlage et une défenseure de la langue algonquine originaire de Kitigan Zibi. Sa pratique relie les traditions ancestrales à l’expression contemporaine tout en contribuant à la revitalisation de la langue et de la culture algonquines.
John Tenasco
John Tenasco est un artiste contemporain algonquin originaire de Kitigan Zibi dont les peintures allient abstraction et réalisme. Ses œuvres pleines de vitalité explorent la spiritualité, la nature et les relations entre les peuples autochtones et le territoire.
Craig Commanda
Craig Commanda est un artiste multidisciplinaire anishinabe originaire de Kitigan Zibi qui pratique le perlage, le cinéma, la musique, la poésie, la photographie, le travail du bronze, les arts traditionnels et la fabrication numérique. Sa pratique fait dialoguer les savoirs ancestraux avec les matériaux et les technologies contemporains.
Wayne McKenzie
Wayne McKenzie est un peintre algonquin et cri de la Première Nation de Timiskaming. Artiste autodidacte, il crée des œuvres audacieuses et colorées qui s’inspirent des enseignements des Premières Nations et fait de l’art un moyen de transmettre les savoirs et les modes de vie anishinabe.
Shawnesia Ottawa
Shawnesia Ottawa est une artiste anishinabeikwe dont la pratique, à la fois traditionnelle et contemporaine, comprend le perlage, le travail aux piquants de porc-épic, le travail de l’écorce de bouleau, la sculpture, le travail du cuir, la confection de tenues cérémonielles et la peinture. Son travail relie les enseignements culturels, les récits de la communauté et l’expression contemporaine.
Simon Brascoupé
Simon Brascoupé est un artiste anishinabe dont la pratique artistique ancrée dans la communauté explore les relations entre les gens, la culture et le territoire. Son travail envisage l’art comme un moyen de permettre aux gens de renouer avec la nature et avec leurs responsabilités à son égard.
Jay Odjick
Jay Odjick est un artiste et un écrivain originaire de Kitigan Zibi dont la pratique comprend l’illustration numérique, la bande dessinée, l’animation et la littérature jeunesse. Son travail fait découvrir à un public de toutes les générations des personnages, des récits et des expériences autochtones contemporains.
Emily Akikodjiwan Brascoupé-Hoefler
Emily Akikodjiwan Brascoupé-Hoefler est une artiste en techniques mixtes et une éducatrice originaire de Kitigan Zibi. Inspirée par la famille, les enseignements communautaires et le territoire, elle se réapproprie les traditions culturelles par sa pratique tout en faisant une place à la guérison et à une représentation accrue des Premières Nations.
Claude Latour
Claude Latour est un artiste multidisciplinaire, membre de Kitigan Zibi Anishinabeg et du clan de l’ours, qui pratique la peinture, la sculpture, la vidéo, la photographie et les techniques mixtes. Sa pratique est profondément influencée par la culture, l’identité et le vécu algonquins.
Tammy Pizendewatch Twashi
Tammy Pizendewatch Twashi est une tanneuse de peaux et une artisane anishinabe originaire de Kitigan Zibi. Ancrée dans les savoirs liés au territoire et les enseignements familiaux, sa pratique met l’accent sur la transmission culturelle, la patience, le respect et le partage.
Alejandro Salgado Cendales – commissaire d’exposition
Alejandro Salgado Cendales est un artiste, un commissaire d’exposition et un administrateur des arts canado-colombien qui possède plus de 10 ans d’expérience en arts socialement engagés et communautaires. Fondateur et directeur général de MAC-CAM, il axe sa pratique sur l’équité culturelle, la participation communautaire et la création de possibilités pour les artistes historiquement sous-représentés au sein des institutions artistiques.
Coalition des artistes multiculturels (MAC-CAM)
La Coalition des artistes multiculturels (MAC-CAM) est un organisme artistique sans but lucratif d’Ottawa dont l’identité est façonnée par des artistes et des responsables de l’administration des arts qui sont des personnes nouvellement arrivées, autochtones, noires ou de couleur. Par des expositions, des présentations artistiques, des ateliers, des résidences et des activités de perfectionnement professionnel, MAC-CAM s’emploie à éliminer les obstacles systémiques, à soutenir l’autodétermination artistique et à favoriser les échanges culturels.
Atelier de perlage avec Stephanie Tenasco
Le 14 novembre | de 14 h à 16 h
Coût : 25 $ par personne | BILLETS
Joignez-vous à Stephanie Tenasco, artiste algonquine du perlage et défenseure de la langue algonquine, pour une initiation pratique à l’art du perlage. Cet atelier ouvert au grand public convient aux débutants et débutantes. Vous y apprendrez les techniques de base du perlage tout en créant une petite pièce à rapporter à la maison. Au-delà de l’acquisition d’un nouveau savoir-faire, cet atelier permet de mieux comprendre et apprécier le perlage comme une pratique artistique autochtone vivante qui relie créativité, culture, savoirs et communauté.
Renseignements et inscription : www.mac-cam.ca

Polyphonie of Muses - direction artistique de Miriam Faraja et photographies de Jean Stevenson Louis
Du 17 août au 11 septembre
Vernissage : Le 28 août de 18 h à 19 h 30
Et si l’art pouvait prendre la parole, vous émouvoir, bousculer vos certitudes et défaire ce que vous teniez pour vrai?
Polyphonie of Muses est une exposition photographique bilingue qui explore la féminité intersectionnelle, l’identité, la résistance et la mémoire diasporique.
L’exposition réapproprie la figure de la muse, rompant avec l’image traditionnelle de la femme passive, observée ou interprétée par autrui. Ici, chaque muse devient une force de création, un acte de témoignage et un geste de résistance. Chaque femme porte en elle une histoire singulière, façonnée par sa culture, son identité, ses souvenirs, ses fragilités et ses transformations personnelles.
Le terme « polyphonie » désigne la coexistence de plusieurs voix indépendantes qui s’élèvent ensemble sans perdre leur singularité. Les femmes représentées proviennent de cultures, de générations et de réalités vécues différentes. Leurs histoires sont profondément personnelles, et pourtant, elles se rejoignent à travers des expériences communes : la féminité, l’appartenance, la résilience, la mémoire, la vulnérabilité et la survie.
Par de grands portraits photographiques, des légendes poétiques et des récits sonores interactifs accessibles par codes QR, l’exposition offre à chaque muse la liberté de s’exprimer dans sa propre voix. Le public est invité non seulement à contempler les portraits, mais aussi à écouter les histoires, les émotions et les réflexions qu’ils recèlent.
Ancrée dans une démarche multiculturelle et décoloniale, Polyphonie of Muses aborde des expériences vécues intersectionnelles : l’hypersexualisation des femmes noires, les violences sexistes en zones de conflit, l’identité culturelle, la résilience et la mémoire diasporique. L’exposition convoque également des références symboliques aux visions du monde mohawks, ouvrant une réflexion plus large sur la communauté, la mémoire, la terre et l’interdépendance.
Au fond, Polyphonie of Muses révèle à la fois la singularité de chaque femme et les fils invisibles qui tissent des liens entre les femmes à travers les cultures, les générations et les réalités vécues.
Polyphonie of Muses ne demande pas à être vue. Elle exige d’être vécue.
L’exposition a été présentée pour la première fois durant le Mois international des droits des femmes à l’Université Saint-Paul, avant d’être intégrée à des activités artistiques communautaires locales, dont le FAB Fest.
Biographie de la commissaire et du photographe
Miriam Faraja est commissaire d’exposition, directrice artistique et militante communautaire établie à Ottawa. Son travail explore l’identité, la justice sociale, la mémoire culturelle et la puissance du récit. Par ses initiatives artistiques et communautaires multidisciplinaires, elle forge des espaces où des expériences complexes, trop souvent reléguées aux marges, peuvent s’exprimer avec dignité, profondeur et pleine souveraineté.
Jean Stevenson Louis est photographe établi à Ottawa et fondateur de Sam Image inc. Sa pratique photographique gravite autour de l’authenticité des expériences humaines, de la narration émotionnelle et de la préservation des instants porteurs de sens. Par le portrait, il révèle l’individualité, la vulnérabilité et la force propres à chaque personne photographiée.
Ensemble, Miriam et Jean combinent le récit commissarial, le regard photographique et le vécu personnel pour créer une œuvre à la fois intime, socialement engagée et profondément humaine.