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Adikavi - The First Poet

Présenté par Jeevan Jyoti Performing Arts

Adikavi est un ballet musical avant-gardiste présenté par Jeevan Jyoti Performing Arts. Cette production est le premier drame dansé d’envergure consacré à la vie et à l’héritage spirituel du saint poète du XVe siècle Narsinh Mehta, l’ « Adikavi » (le Premier poète) de la littérature de langue gujaratie.

Vision créatrice

Adikavi est une idée originale de Punita Patel qui, par son concept, son texte et sa direction artistique, est la véritable architecte de ce chef-d’œuvre culturel. Sous sa houlette, le ballet dépasse le simple cadre d’une biographie, mêlant avec minutie hagiographie et esthétique classique pour jeter un pont entre la dévotion séculaire et la scénographie moderne. Il en résulte une exploration profonde et multisensorielle de l’esprit humain, qui élève la vie de Narsinh Mehta au rang d’histoire universelle de la foi et de l’éveil artistique.

Du silence au chant

Un arc narratif central s’attarde sur l’enfance de Narsinh, époque à laquelle il était incapable de parler.

L’éveil : Grâce aux mouvements évocateurs de l’odissi, le ballet dépeint ses années de silence puis sa retraite spirituelle en forêt.

Le don de la parole : Selon la légende, il aurait miraculeusement retrouvé l’usage de la parole à la suite d’une rencontre divine avec le dieu Shiva et après avoir été témoin du Raas Leela céleste. À peine a-t-il prononcé ses premiers vers que la scène s’embrase dans une séquence festive de Bharatanatyam, marquant ainsi les débuts de la tradition poétique gujaratie.

Un esprit musical et poétique

La production s’appuie sur une partition interprétée sur scène par un ensemble musical raffiné, dirigé par Shri Vaibhav Mankad, célèbre chanteur et compositeur.

Un dialogue rythmique : La musique évoque magistralement les traditions hindoustanie et carnatique. Le tabla et le sitar enracinent les passages hindoustani, tandis que le mridangam rythme les passages carnatiques. Le violon et la flûte servent de ponts mélodiques, harmonisant les deux styles pour créer un paysage sonore et spirituel unique.

Ragas légendaires

  • Raag Kedar : interprété dans la scène « hindoue », il symbolise le raga que Narsinh Mehta a « mis en gage » et que le dieu Krishna a personnellement racheté.
  • Raag Malhar : invoqué dans une séquence éblouissante où son chant pieux apporte une pluie salutaire à une terre desséchée.
  • Fondement littéraire : le ballet donne vie aux œuvres intemporelles de Narsinh Mehta, notamment son prabhatiya matinal, le chant philosophique Akhil Brahmand Ma et l’hymne à l’empathie Vaishnav Jan To, connu partout dans le monde.

Une tapisserie de mouvements

La chorégraphie s’appuie sur un ensemble de 18 danseurs pour évoquer les rencontres divines du poète à travers trois formes classiques distinctes :

Le bharata natyam apporte la base rythmique et une narration intense (abhinaya).
Le kathak incarne la grâce fluide et les cycles narratifs de la tradition krishna bhakti.
L’odissi ajoute une dimension lyrique et sculpturale à l’imagerie spirituelle de la production.

Site Web et médias sociaux de l’artiste

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